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| Mardi, 20 Janvier 2009 09:47 |
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Actualités
La poésie à la Maison
Mars 2010
POÉSIE VIVANTE
Anticipant de quelques jours le début officiel de la saison du printemps, celui des poètes s’épanouit du 8 au 18 mars à la Maison de Poésie lors de matinées littéraires « couleur femme » dont on trouvera le détail à la rubrique « Manifestations poétiques ». La première présente « 10 poétrices » reprenant un mot inusité et pourtant vieux de plus de cinq cents ans, voulant ainsi attirer l’attention sur un vocabulaire très révélateur. En effet, si le mot poète jouit encore de quelque vague prestige, ce n’est pas le cas du mot poétesse. La dernière édition du dictionnaire Robert remarque : « Poétesse tend à devenir péjoratif. On dira plutôt : Emily Dickinson est un grand poète. » On peut se demander pourquoi ce dictionnaire français va chercher un exemple américain au lieu de dire simplement « Louise Labé est un grand poète » – mais demandons-nous plutôt que faire alors des « petits poètes » ? De minuscule poétereaux parisiens ajoutent encore à l’opprobre en parlant des « vieilles poétesses de province », ce qui est triplement injurieux, pour les femmes, pour les dames âgées, et pour la province. Pour nous démarquer de tout ce mépris plus ou moins conscient (et peut-être pour piquer un peu l’attention), nous avons repris la vieille forme du mot féminin apparu au XVe siècle, poétrice, ou poétice, qu’on trouve notamment chez Tabourot dans ses Bigarrures (1584) dans lesquelles il affirme que « Poba Falconia fut une excellente poétrice chrétienne. » Croyons-le.
Cette petite affaire du vocabulaire renvoie à la place de la création féminine dans les arts. En poésie, les femmes existent depuis toujours comme sujets d’innombrables poèmes des hommes, ou, pour mieux dire, comme dédicataires. Mais elles sont aussi très nombreuses à avoir écrit des poèmes, nullement inférieurs à ceux des hommes – mais peut-être différents. Elles apparaissent dans notre poésie dès les origines, c’est-à-dire dès l’époque des troubadours et des trouvères. Les plus célèbres furent Béatrice de Die qui chanta son amour malheureux, et Marie de Ventadour qui précisait ce que la femme devait faire pour retenir son amant. Du XIIe siècle à nos jours, nous n’avons que l’embarras du choix pour évoquer des poétrices de talent, à la fois femmes et grands poètes. Nous en avons choisi dix en cette année 2010, peut-être tout simplement à cause de la rime, pour notre premier soir, parmi toutes celles que nous aimons. Elles constituent une superbe lignée de poètes. De « grands poètes ». Comment, alors, éviter LA question : existe-t-il une poésie féminine ? Mais s’il existe une poésie féminine, c’est qu’il en existe une masculine. Pourquoi ne pose-t-on pas la question sous cette dernière forme ? Pour nous, il existe simplement des poètes (et des usurpateurs des deux sexes) et la poésie (et un fatras qui n’en vaut pas la peine). On peut s’interroger sur des différences de sensibilités féminines ou masculines. Mais le mot important, c’est sensibilité, une notion vague, mais essentielle en poésie comme en d’autres arts, alors que tant d’œuvres diverses sont simplement aujourd’hui des trucs et des machins, exploitant des recettes, pratiquant le poétiquement correct des jargonautes. Ce n’est pas le cas à la Maison de Poésie, qu’elle fasse entendre des voix contemporaines ou qu’elle redonne voix et vie aux dames du temps jadis. Nous aimons, soutenons, diffusons des poèmes communiquant une émotion, de quelque façon que ce soit. Et tout le reste n’est justement pas de la littérature. **
Je vis, je meurs…
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; J'ai chaud extrême en endurant froidure : La vie m'est et trop molle et trop dure. J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j'endure ; Mon bien s'en va, et à jamais il dure ; Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Ainsi Amour inconstamment me mène ; Et, quand je pense avoir plus de douleur, Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis, quand je crois ma joie être certaine, Et être au haut de mon désiré heur, Il me remet en mon premier malheur.
Louise Labé. Œuvres de Louise Labé, Lyonnaise, 1555.
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Les œillets rouges À Théophile Ferré, condamné à mort
Si j’allais au noir cimetière, Frère, jetez sur votre sœur, Comme une espérance dernière, De rouges œillets tout en fleurs.
Dans les derniers temps de l’Empire, Lorsque le peuple s’éveillait, Rouge œillet, ce fut ton sourire Qui nous dit que tout renaissait.
Aujourd’hui, va fleurir dans l’ombre Des noires et tristes prisons. Va fleurir près du captif sombre, Et dis-lui bien que nous l’aimons.
Dis-lui que par le temps rapide Tout appartient à l’avenir Que le vainqueur au front livide Plus que le vaincu peut mourir.
Louise Michel. Maison d’arrêt de Versailles. 1871. En attente de son procès.
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Il faut que mon cœur…
Il faut que mon cœur se rehausse D’un orgueil moins âpre et plus fort, Que je laisse aller à la fosse Ce qui jette une odeur de mort;
Que je promène sur la plaine Des regards moins intransigeants, Que je diffuse mon haleine Dans l’haleine et l’âme des gens.
Ainsi le veut l’heure éblouie De mon nouvel enfant de lait, À lui l’audace, la folie, La montagne, le serpolet;
À moi l’ivresse retenue Comme l’écume qui montait Retombe lentement fondue, À moi la sobre vérité.
Cécile Sauvage, L’Âme en bourgeon. 1908. Tandis que la terre tourne, Mercure de France, 1910.
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La femme…
La femme, durée infinie, Rêveuse d'éternels matins, Dans la puissance de l'instinct Veut créer. Mais cette agonie
Plus tard, un jour, de son enfant, Cette peur, ces sueurs, ces transes, Ce mourant que rien ne défend, En garde-t-elle l'ignorance?
Et toute mère, sans remords, Triomphante et pourtant funèbre, Voue une âme aux longues ténèbres, Et met au monde un homme mort...
Anna de Noailles, L’Honneur de souffrir, Bernard Grasset, 1927.
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Je fus cette jeune Ève…
Je fus cette jeune Ève à la droite de Dieu Tremblante d’être née, encor prise de songe Qui ouvrait pour se voir de beaux yeux paresseux Et regardait bouger le péché dans son ombre.
Je sortais toute raide et douce de l’enfance, Ah ! que je t’aurais plu en ces premiers baisers. M’étirant de langueur sous la plume de l’ange Je n’avais d’âme encor qu’en son premier quartier.
Mais t’aurais-je gardé au temps de ma jeunesse ? Je pèserais si peu en tes profonds désirs Si je n’avais ce port hardi des pécheresses, Cette lèvre mouillée aux larmes du plaisir.
Andrée Sodenkamp, Femmes des longs matins, © De Rache, Bruxelles, 1965.
*** Cailloux des souvenirs
Cailloux des souvenirs, vous faites trop de bruit En vous entrechoquant. J’en ai la tête lourde, Le cœur fou, l’âme folle et quand tombe la nuit Et que je vous entends, je voudrais être sourde.
Le silence viendrait. Les fleurs me parleraient De leur vie incessante et de leur pharmacie Mon savoir serait autre avec d’autres secrets Que celui qui m’éveille et dont je me soucie.
Je passerais mon temps à ne pas me revoir Et je m’écarterais des eaux de mon miroir Où l’oiseau voyageur s’éprenait des colombes.
Sourde et seule avec moi dans mon lit de pâleur Ne me parviendrait plus le chant des crève-cœur Ni le bruit des cailloux qui construisent ma tombe.
Louise de Vilmorin. Solitude ô mon éléphant. 1972, Gallimard.
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Nous deux
Nous deux dans cette foule Fureur de paroles, de vent, Néant des vagues dans la houle Un jour t’emporte, un jour te rend.
Nous deux jetés sur cette rive Où monte le flot peu à peu, Nous deux toujours quoi qu’il arrive, Plus forts, plus faibles d’être deux.
Nous deux perdus dans le désastre, Ce grand chaos de l’univers, Nous deux contre le cours des astres Et l’espoir hostile des vers.
Nous deux – sommes nous deux encore Quand de ton sang je suis le cours Ou ton haleine vois éclore Sur les vitres blanches du jour ?
J’aurais pu ne point te connaître, J’aurais pu passer à côté De ce bonheur toujours à naître Et toujours surpris d’être né.
Nous cherchons même port et même Plage où naîtront âmes des corps. Pour le courant qui nous y mène, Je te suis. Tu l’attends encor.
Nous avons même attache, même Absence de sol et de liens. Où l’autre prend son grain et sème Nous faisons récolte de rien.
Nous avons même souffle, même Reflet sur le tain des miroirs, Même profonde angoisse humaine Où tremble toujours un espoir.
Nous sommes grains d’un même sable, Vagues d’un pareil océan, Feux de l’astre unique, immuable, Haleine arrachée au néant.
Nous sommes ce rien périssable, Ce tout qui tient tête à ce peu, Ces enfants surpris d’une fable Où l’on est un en restant deux.
Nous sommes ce couple fragile Soumis à l’épreuve du temps, Ces oiseaux surpris sur une île Que la mer étreint lentement.
Liliane Wouters, État provisoire, dans L’Aloès, © Luneau-Ascot, 1983.
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La terre
La terre Est un petit merle Qui palpite Dans la main De quelqu’un Qu’on n’imagine même pas.
Autour de l’oiseleur Oh pas le moindre bruit Pas la plus fine odeur Seule la nuit de la nuit Comme une grande cage Pleine de rêves
À craquer.
Lise Mathieu, dans Au bois charmant, © La Petite Maison de Poésie, 2004.
CRÉATION POÉTIQUE
Le numéro de janvier 2010 de la revue Le Coin de table (n° 41) propose une trentaine de poèmes inédits de douze poètes contemporains, divers articles consacrés à la poésie, et il signale les recueils récemment parus les plus intéressants. Le numéro 42 (avril 2010) est en fabrication. Un grand nombre de revues de poésie viennent de disparaître. Le Coin de table continue grâce à la fidélité de ses abonnés. C'est l'une des dernières revues de poésie. Les nouveaux abonnés seront les bienvenus. Voir la rubrique Revue Le Coin de table
Gare de l’enfance
Ruse du rêve qui nous ramène inexorable à la gare de l’enfance chancelante sous le poids du sac il nous faut prendre le premier train sans délai ni retour
Béatrice Marchal. Le Coin de table, Janvier 2010.
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À tous les doux dormants…
À tous les doux dormants, fragiles éphémères, Qui furent nos amis, nos amants, nos saisons, À tous ceux-là qui furent notre âme sur terre Nous leur disons merci et nous les saluons Non pas du bout des doigts, la présence enfuie, Non pas du coin d’un cœur indécis, oublieux, Mais avec des trésors d’une grâce infinie. Ils étaient nos cadeaux, nos soleils en tous lieux. Peut-être n’avons-nous pas toujours su leur dire Ce qu’ils représentaient. Vivre est un âge ingrat ! À tous ces doux dormants régnant dans un empire Dont nous ignorons tout, à vous, à tous ceux-là, Grande paix sur vos fronts. Qu’une Rose éternelle Vienne vous entourer de ses souffles puissants Et que votre sommeil s’enroule dans les ailes De nos mots désolés, ô vous, les doux dormants…
Jeanne Maillet, Le Coin de table, Janvier 2010.
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Photographies
Tant de machines ont gardé Pour nous les anciennes images ! Comme dans la nuit les Rois Mages Les vieux jours reviennent fardés Pour nous apporter leurs hommages.
Perpétuel printemps offert Voici leurs fleurs leurs fruits leurs branches Leurs jeunes vies et leurs joies franches Pour réchauffer mon vieil hiver Dans la chambre où je me retranche.
J’entends vos rires et vos voix Mes yeux caressent vos visages Nous revivons les mêmes âges Vous m’accompagnez et je vois Vos ombres qui vivent en moi.
Jacques Charpentreau, Ombres légères, élégies. La Maison de Poésie, 2009.
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À PARAÎTRE :
La forge
Notre forge s’est tue. Un à un se sont tus Ceux qui l’avaient l’un de l’autre reçue. J’étais de leur lignée Et j’ai vu des étoiles de cent mille années Jaillir du fer aveugle et dépasser le soir.
Je me souviens des voix lointaines Qui s’élevaient de leurs marteaux Quand, sous le souffle des chevaux S’animaient leurs ombres souterraines.
Nulle parole – l’enclume était si claire – Mais l’échange du métal et de la nuit En un feu parallèle. Et des figures s’érigeaient en stèles de lumière.
Jacques Poitevin. Le Coin de table n° 42, avril 2010.
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LA MÉDIATHÈQUE PIERRE MENANTEAU
Par décision en date du 8 décembre 2009, le Conseil de la Communauté de communes du Pays né de la mer a décidé de donner le nom de Pierre Menanteau à la médiathèque intercommunale de Luçon. L'inauguration officielle aura lieu en septembre 2010. Nous nous réjouissons que cet établissement culturel prenne le nom d’un poète qui nous est particulièrement cher, puisque Pierre Menanteau a été Administrateur de la Maison de Poésie de 1968 à 1987 (l’âge l’avait incité à démissionner) et il en fut un remarquable Président. L’œuvre de Pierre Menanteau (1885-1992) comprend des récits, des essais, et une vingtaine de recueils de poèmes. Dès ses premiers recueils se manifesta son attachement à la terre, à la nature (Ce joli temps de demoiselle, 1927; Quand la feuille était verte, 1928). Mais ce fut avec Le Cheval de l’aube (Prix Gérard de Nerval, 1951) qu’il s’affirma comme un poète aux textes harmonieux, sensibles, toujours fidèle aux merveilles de l’enfance et à la nature des pays de l’ouest : « Moi-même, je n’ai jamais cessé d’être à l’écoute des plantes, des arbres, des animaux et des hommes. » Sa poésie s’inscrit dans une versification traditionnelle assouplie. Elle semble toujours couler de source, à la fois harmonieuse et imagée, attentive aux richesses de la vie quotidienne, ce qui explique sa popularité.
Parmi ses principaux recueils : Tapisserie du vent d’Ouest (Seghers, 1964), De chair et de feuilles (id., 1966), Suite pour Andersen (Subervie, 1972), Capitale du souvenir (id., 1973), La rose et le tambour (Rougerie, 1978), Les Destinées parallèles (Subervie, 1981), Fontaines du temps retrouvé (id., 1984), Ces peintres que j’aime (Soleil natal, 1990). Parmi ses recueils à l’intention des enfants, Au rendez-vous de l’arc-en-ciel (Enfance heureuse, 1969); Pour un enfant poète (Fleurs d’encre, Livre de Poche jeunesse, Hachette, 1997) réunit ses recueils précédemment parus chez Seghers (Bestiaire, Herbier, Légendaire).
L’ensemble de son Œuvre poétique a été réunie en huit volumes aux Éditions SOC et FOC, de 2002 à 2006 (3 Rue des Vignes. La Bujaudière. 85700 La Meilleray-Tillay).
"Piétons de Paris"
Est-ce Léon-Paul Fargue ou Verlaine ou Paul Fort ? Maint piéton de Paris hante comme eux le songe; Un vivant qui passait soudainement s’allonge : Vous voici, Jean Follain, étendu dans la mort. Chaque ami qui s’en va de la main vous appelle. Elle est sombre, cette eau, mais elle est fraternelle Même si tout là-bas c’est l’inconnu du port.
Nerval rôde la nuit Place du Châtelet. Victor Hugo, Place des Vosges, se promène. Jean Racine, est-ce vous ? Est-ce vous, La Fontaine ? Ninon s’accroche au bras de ce Dandy : Musset. Ici Francis Carco rêve au bord de la pluie. Non loin Félix d’Arvers que la mémoire oublie Se souvient de l’amour chanté par un sonnet.
Empruntant aujourd’hui le rythme de lenteur Qu’imposent aux autos les longs embouteillages Je suis, le long des quais, l’écoulement des âges. D’une foule confuse émerge un voyageur Qui se nomme Villon, Chénier ou Baudelaire. La courbe de la Seine est celle d’une artère Où circule le sang propulsé par le cœur.
Pierre Menanteau Capital du souvenir (Reflets de Paris) Subervie, « Sentiers », 1973.
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Le cheval de l’aube
Un beau cheval tout bleu sort de mon rêve à l’aube; Il porte un violon dans ses légers sabots, Il porte une alouette, un coq qui se dérobe Après qu’il a frappé trois coups d’épée dans l’eau.
C’est le matin promis au sommeil du dimanche, Ah ! dormez, bonnes gens, dans l’épaisseur du lit ! Le poète est levé. Le boueur sur sa manche, Rêve que l’or un jour luira dans les débris.
À petits cris les moineaux font un bruit de source Qui cherche le chemin de bleuet et de blé, À petits cris, petites joies, les mots se poussent : Ce n’était que cela mais c’est déjà l’été.
Pierre Menanteau Le Cheval de l’aube. Chez l’auteur, 1951.
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PUBLICATIONS La Maison de Poésie vient d’éditer sa centième publication, un nouveau recueil :
Jacques Charpentreau, Ombres légères. Le recueil récemment paru, Rimbaud 009, qui regroupe 90 poèmes inédits de 28 poètes de 18 à 23 ans, vient de recevoir un excellent accueil. Les deux recueils précédents peuvent être commandés à la Maison de Poésie : Robert Vigneau, Une vendange d’innocents et Gilles de Obaldia, L’herbe haute. (Voir leur présentation dans la rubrique Publications).
PATRIMOINE
La bibliothèque de la Maison de Poésie s’enrichit régulièrement, grâce aux dons de poètes et de lecteurs, grâce à divers services de poètes et d’éditeurs soucieux de sauvegarder leurs recueils, etc.
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LA MAISON DE POÉSIE-FONDATION ÉMILE BLÉMONT
La Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont poursuit toutes ses activités, malgré le procès que lui a intenté la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques pour essayer de la chasser de son siège historique, notamment de sa grande bibliothèque où se tiennent ses rencontres et matinées littéraires*. Une audience s'est tenue le 21 janvier 2010 au Palais de Justice de Paris. Le jugement est en délibéré. * Ces lieux prestigieux peuvent être loués à des associations culturelles pour conférences et réunions. Les locaux peuvent également être loués pour tournage cinématographique (décor 1900 authentique). *****
Pérennité d'une œuvre poétique
La Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont peut apporter son aide à la pérennité de l'œuvre d'un poète. Plusieurs dispositions sont possibles. - Le dépôt des ouvrages édités (livres) a lieu sans formalités. Les livres sont placés dans la bibliothèque de la Maison de Poésie qui en assure la conservation et la communication. - Le dépôt de manuscrits est soumis à un accord de la Maison de Poésie, suivant des modalités diverses. - Dons et legs. La Fondation est habilitée à recevoir les dons et legs. Ils peuvent être affectés à la pérennité d'une œuvre par l'organisation de récitals publics, par une publication, par la constitution d'un capital pour un Prix. L'accord de la Maison de Poésie est nécessaire.
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AUX AMIS DE LA POÉSIE
La Poésie tient du miracle : avec la banalité des mots de tous les jours, le poète crée une œuvre d’art et fait chanter à jamais en nous les sanglots longs des violons de l’automne. L’existence de la Maison de Poésie participe elle aussi du miracle : depuis plus de quatre-vingts ans, cette Fondation sans cesse menacée est parvenue à vivre avec peu de ressources. Ce miracle permanent, elle le doit en grande partie à la générosité de ses amis – et elle fait appel à vous.
DONS ET MÉCÉNAT
La Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont est reconnue d’utilité publique. À ce titre, elle peut recevoir des dons et legs donnant droit à des réductions d’impôt prévues par la loi. Tous ces dons, même les plus modestes, aident financièrement la Maison de Poésie à répondre à sa vocation, et ils constituent un précieux encouragement. Elle peut recevoir des dons du mécénat et des contribuables redevables de l’Impôt Sur la Fortune, comme le prévoit la loi TEPA (réduction de 75 % de l'ISF, dans les limites de 50 000 €). Nous avons besoin de la poésie. La poésie a besoin de vous !
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| Mis à jour ( Samedi, 06 Mars 2010 17:10 ) |



