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LA MAISON DE POÉSIE


Fondation Émile Blémont

Reconnue d´utilité publique


16, rue Monsieur-le-Prince. 75006 Paris


 

Parmi les poètes contemporains

recommandés par la Maison de Poésie

 

 BERTIN (Jacques) (Rennes, 1946).

     Après l’école du journalisme de Lille, Jacques Bertin se tourna vers la chanson, mais ses premiers textes étaient déjà ceux d’un poète. Salué par Luc Bérimont et Jacques Douai, il enregistra ses premières œuvres et reçut le Prix Charles Cros en 1967. À la carrière d’auteur, compositeur et interprète qu’il mena par la suite, à sa filmographie, il faut joindre ses publications poétiques, qui lui valurent le Prix Paul Verlaine de la Maison de Poésie en 2010.

Plain-chant, pleine page, Poèmes et chansons 1968-1992 (Arléa 1992), Blessé seulement (L’Escampette, 2005), Les Traces des combats. Poèmes et chansons, 1993 à 2010. (Le Condotierre. 2011).

 

C’est un amour ancien perdu dans la bruyère

Le long d’un mail paissent des rimes ; c’est hier

C’est un amour abandonné parmi les heures

Les volets tombés, les yeux clos, tout est hier

 

Les Traces des combats. Le Condotierre. 2011.

 

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Botturi (Marie) (Nogent-sur-Vernisson, Loiret, 1955).

      Études de lettres et de gestion du personnel. Journalisme à Bayard Presse pendant trois ans, puis direction départementale d’information juridique et professionnelle pour les femmes. Devient ensuite assistante de direction dans un centre de formation pour adultes et animatrice de formation dans une Chambre de Commerce et d’Industrie. Enfin, elle est professeur de français depuis vingt -deux ans dans un lycée, tout en résidant maintenant à Cosne-sur-Loire.

     Elle est coauteur d’une anthologie de l’œuvre de Jean Sulivan (Pages, Gallimard, 1996). Elle a publié neuf recueils de poésie depuis 1993, dont un autre à paraître fin 2012, ainsi que trois livres (prose) aux Editions La Part Commune (La merveille de l’ordinaire, Marie-Madeleine du village de Magdala et les Semailles du vent) ; un quatrième, Merci la vie, paraîtra fin 2012, chez ce même éditeur.

 

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Cadou (Hélène Laurent, épouse) (Mesquer, Loire-Atlantique, 1922).

     Épouse de René Guy Cadou (ils se marièrent en 1946) qui lui consacra son recueil Hélène, ou le règne végétal (1953), Hélène Cadou a été elle-même poète, dans une tonalité personnelle. Hélène et René Guy Cadou séjournèrent à Louisfert, près de Châteaubriant, où René était instituteur jusqu’à sa mort en 1951. Elle fut ensuite Bibliothécaire à Orléans, puis, après sa retraite, revint à Louisfert et à Nantes. Sa poésie a un ton d’intimité et de spiritualité discrète.

Bonheur du jour (Seghers, 1956), Cantates des nuits intérieures (id., 1958), Retour à l’été (La Maison de Poésie, 1993), La Mémoire de l’eau (Rougerie, 1993), De la poussière et de la grâce (id., 2000), Blanc, c’est un pays (Siloë, 2010).

 

Paix aux colombes

Jamais l’amour ne fut si proche

 

La lumière monte des racines

Et l’arbre brille dans la neige

 

Qui vient par la porte d’hiver

Vous parler ainsi à l’oreille

 

Du seul secret

D’aube qui tremble ?

 

Retour à l’été. La Maison de Poésie, 1993.

 

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- Calonne (Michel) (Grenoble en 1927).

     Après une formation de comédien, il a exercé divers métiers à Paris, avant de retourner dans sa ville natale et de revenir au théâtre. Il est l’auteur de quatre romans (Prix Jean Giono en 1991) et de recueils de poèmes. Il utilise dans ses poèmes la métrique classique comme le vers libre ou le verset.

 Un Silex à la mer (Gallimard, 1991; Prix José-Maria de Heredia de l’Académie française), L’Arbre Jongleur (La Maison de Poésie, 1993; Prix Paul Verlaine de la Fondation Émile Blémont).

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- Charpentreau (Jacques) (25 décembre 1928 aux Sables d’Olonne).

     Il a mené une carrière d’enseignant. Son œuvre d’écrivain compte une trentaine de recueils de poèmes, une dizaine de volumes de contes et nouvelles, trois dictionnaires, deux livres de traductions poétiques, trois pamphlets, une quinzaine d'essais, une cinquantaine de florilèges poétiques. Sa poésie s'est développée en dehors de toute chapelle, privilégiant le plaisir du lecteur, le chant, le rythme, sans jamais s'enfermer dans un système. Elle a reçu plu­sieurs Prix littéraires (Grand Prix de la Société des Poètes Français, Prix de la Société des Gens de Lettres, de la Maison de Poésie, Prix Alfred de Vigny, Grand Prix des Poètes de la SACEM, etc.). Pour ses ouvrages à l'intention de la jeunesse, il a reçu le Prix Jeunes Années et le Prix de la Fondation de France. Son Dictionnaire de la Poésie française a reçu le Prix Georges Dumézil de l’Académie française.

Ses poèmes ont souvent été mis en musique. Beaucoup sont devenus des « classiques » – au sens littéral du mot: ses poèmes se retrouvent dans de nombreux livres et manuels scolaires, en France et à l'étranger. Sa poésie est traduite en plusieurs langues, jusqu'en Russie, en Chine, au Japon.

Sa poésie personnelle, ses ouvrages de réflexion et les poètes qu'il fait connaître ont contribué à modifier largement le paysage poétique de notre époque, particulière­ment dans les établissements scolaires, en France et dans les pays francophones.

Il est Président de la Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont.

Le groupe scolaire de Saint-Hilaire-des-Loges (Vendée) a pris le nom de Groupe scolaire Jacques Charpentreau en octobre 1996.

      Derniers ouvrages parus : Le Papillon sur l’épaule (1997), La Part des anges (1998), La Fugitive (2000), La Carpe de mon pommier (2004), La rose des fables (2007), La petite rose des fables (2008), Ombres légères (2009) à la Maison de Poésie. Dictionnaire de la Poésie française (Fayard, 2006).

 

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- Chaunes, né en 1945,

     « sous les bombes », dit-il, écrit une poésie classique de forme et d’allure, d’une grande force et d’une profonde humanité, tantôt indignée, tantôt ironique, jamais indifférente. « Dès son enfance, il choisit de s’exprimer en vers, la prose n’étant à ses yeux qu’un compromis avec l’ordinaire imposé par le monde terne des adultes ». Il a publié divers recueils : Le Paradis des filles (L’Âge d’homme), Variations sur Pedro d’Alfaroubeira (Les Poètes Français, 2007). Aux Portes du Tarare paraît en 2009 à l’Âge d’homme. Avec son ami Sylvoisal, il est co-auteur d’une correspondance poétique de huit cents sonnets, La Furie française (L’Âge d’homme, 2004) qui reçut le Prix José-Maria de Heredia de l’Académie française et le Prix Paul Verlaine de la Maison de Poésie. Les deux poètes s’y livrent à la satire impitoyable de notre société. Ils viennent d’écrire un manifeste Contre la démission des Poètes.

Par ailleurs, sous un autre nom, Chaunes est un scientifique de renom international.

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Chollet (Jean-Jacques) (Tours, 1952).

     Comédien, auteur, metteur en scène. Après avoir découvert le théâtre au Centre Dramatique de Tours, il joue et met en scène des spectacles dans différentes compagnies théâtrales. Il publie des poèmes et des nouvelles en diverses revues. Passionné de chansons françaises, il écrit des biographies pour les rééditions de disques de divers artistes chez E.M.I., Frémeaux, etc. Il est l’auteur de la première biographie de Georgius (Christian Pirot, 1998).

Plaie-vive (1971), Censure (1972), Les Mots simples (Éditions Poèmes en gros et demi-gros, 1989).

 

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- Clancier (Sylvestre), (Limoges, 1949)

     Il a été éditeur pendant vingt ans. Sa formation philosophique l’a amené à entreprendre des recherches sur l’allégorie et le symbolisme, ainsi que sur la patascience et l’imaginaire. Il enseigne la Littérature à Paris I. Président du P.E.N. Club français, il a publié des essais (Freud, Concepts fondamentaux de la théorie et de la psychanalyse freudiennes, Érès, 1998), La Voix des poètes (J.-P. Huguet, 2002, etc., et divers recueils de poèmes :

 L’Herbier en feu, 1994; Enfance, 1994; Le Présent composé, 1996; L’Âme alchimiste, 2003, (Proverbe), Un Jardin où la nuit respire (PHI-Écrits des Forges, 2008), Généalogie du paysage/Quatrains limousins (L’Harmattan, 2008), Le Livre d’Isis (Al Manar, 2009), etc.

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- Degott (Bertrand), (Colmar, 1955).

     Il est enseignant-chercheur à l’Université de Besançon où il a publié une très intéressante étude sur la ballade (« Ballade n’est pas morte », 1996). Il est l’auteur de plusieurs recueils chez Gallimard (Éboulements et taillis, 1996; Le Vent dans la brèche, 2008), à la Table Ronde (Battant, 2006), à L’Arrière-Pays (À chaque pas, 2008). Il a excellemment mis les Sonnets de Shakespeare en vers français (La Table Ronde, 2007).

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- Despax (Jean-Luc), né en 1968, est professeur agrégé de Lettres modernes dans la région parisienne. Son premier recueil de poèmes, composé alors qu’il était encore étudiant, a reçu le Prix Arthur Rimbaud qui venait d’être créé par la Maison de Poésie en 1991 : Grains de beauté. Il est l’auteur d’un roman (Prof is beautiful), d’études et d’essais (Ossip Mandelstam) et de recueils de poèmes : Équations à une inconnue (La Maison de Poésie, 1994), Des raisons de chanter (Le Temps des cerises, 2007), d’une poésie imagée, parfois satirique, dont les vers souvent « libres » n’ignorent pas le chant. 

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 Hautepierre (Jean)

     Auteur de divers textes poétiques parmi lesquels ont été publiés Prélude au Siège (Saint-Germain-des-Prés, 1989), Néron (tragédie en vers avec quelques musiques, Publibook, 2004), Le Siège (épopée, qui contient Prélude au Siège et des textes plus récents, Publibook, 2007). Il a publié également une traduction intégrale des poèmes d’Edgar Allan Poe (Publibook, 2008). Hors du domaine poétique, Jean Hautepierre a composé un récit lovecraftien, Les Hurlements de la vallée maudite, publié dans le Bulletin de l’Université de Miskatonic (L’Œil du Sphinx, 2005).

     Il diffuse ses poèmes par des revues (dont Le Coin de table, revue de la Maison de Poésie), par diverses émissions radiophoniques qui lui ont été consacrées, par Internet. Il a publié de 1995 à 2007 un bulletin, La Lettre de Jean Hautepierre, choix de poètes contemporains.

     Lauréat de plusieurs Prix de Poésie, il a exercé les fonctions d’administrateur du Syndicat des journalistes et écrivains et, en 2001 et 2002 les fonctions de responsable de la commission juridique des États-Généraux de la poésie et de la culture.

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- Lander (Daniel) (Paris, 1944)

     Il a été réalisateur de nombreux films. Peintre, ses œuvres sont réparties dans plusieurs collections privées, tant en France qu’à l’étranger. Il a publié des recueils de nouvelles et de poèmes :

Centre de gravité, Gallimard, 1959; Alphabestiaire, Enfance heureuse, 1980; Les Choses comme elles sont, Pour le Plaisir, 1986; Le Commun des mortels, Librairie-Galerie Racine, 2000; Peines perdues, La Maison de Poésie, 2001; Dont acte, Librairie-Galerie Racine, 2005. Points de rupture. Librairie-Galerie Racine. 23, rue Racine. 75006 Paris. 136 p.

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- Le Quintrec (Charles), (Plescop, 1926-2008)

     Il a exprimé sa foi religieuse et son amour de sa terre natale, la Bretagne, dans ses romans et dans de nombreux recueils de poèmes, d’une forme classique mais puissante, parfois baroque et rude, qui ont reçu d’importants Prix littéraires (Académie française, Société des Gens de Lettres, etc.). Il avait été critique littéraire à Ouest-France pendant quinze ans.  

 

Ses poèmes sont réunis dans La Lumière et l’argile (1945-1970), Le Règne et le royaume (1970-1982), La Source et le secret (1982-1990), Danses et chants pour Élisane (1990-1995), aux Éditions Albin Michel.

 

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- Lexert (Pierre) (Paris, 1923)

     Il est né de parents italiens en exil. Engagé dans la Résistance, il fut, après la guerre, écrivain, journaliste, etc. Nouvelliste, chroniqueur, il a créé et animé la remarquable revue Les Cahiers du Ru, qui a maintenu longtemps avec talent et vigueur la langue française en Val d’Aoste. Ses recueils de poèmes ont reçu divers Prix dont le Grand Prix du rayonnement de la langue française de l’Académie française (Le Cœur pérégrin, 1993; À l’ombre du temps, Musumeci, 1997). Son œuvre a fait l’objet de cinq mémoires universitaires.

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Libert (Béatrice)

     Née à Amay-sur-Meuse, en Wallonie (Belgique), Béatrice Libert vit à Liège. Elle a été longtemps professeur de français et de théâtre dans l’enseignement secondaire. Depuis 2008, elle se consacre à l’écriture, anime des ateliers, des rencontres littéraires, dirige deux collections, donne des récitals, crée des cartes-poèmes et elle a repris la peinture. Quelques-uns de ses poèmes ont été mis en musique par Michel Bruno (Liège), Xavier Buffet (Paris) et  Jean-Luc Darbellay (Bern). Elle est aussi comédienne. Ses lectures publiques sont accompagnées de la harpiste liégeoise, Angélique Giorgio, avec qui elle donne des représentations de ses propres textes.

     Elle a publié des recueils de poèmes, des essais littéraires et pédagogiques, des récits, des nouvelles, des proses poétiques, un roman. Elle écrit aussi pour la jeunesse et le théâtre. Ses textes sont traduits en plusieurs langues. Poèmes paraissent aussi en revues, en anthologies et sur divers sites. Elle dirige la collection « L’Horizon délivré » (arts et pédagogie) ainsi que « Carré d’as » (poésie illustrée pour la jeunesse) aux éditions Couleur Livres à Charleroi.

     Première publication : Invitation, Liège, Thalia, 1979, avant-dire de Jacques Henrard. Parmi ses récents recueils : L’Instant oblique, L’Oreille du Loup, Paris, 2009. Avec, Encres Vives N°375, Colomiers, 2009, postface de Jalel El Gharbi. Passage du laitier, L’Orme, Liège-Cointe, photographies de Bert Van Pelt,  2011.

     Pour la jeunesse : Un arbre cogne à la vitre, Pluie d'étoiles, Toulon, 2000, illustrations de Fabrice Parra. Saison des extravagances, Gros Textes, Châteauroux-les-Alpes, 2011 dessins de Willy Welter. Le bestiaire en folie, dessins de Xavier Laroche, Couleurs Livres, collection Carré d’as, 2011.

 

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Lorraine (Bernard Diez, dit Bernard) (Greux-Domrémy, 1933-Neufchâteau, 2002).

     Ayant été comédien, conférencier, Bernard Lorraine a séjourné pendant douze ans en Amérique latine, au Brésil et au Mexique notamment, où il fut professeur pour les Alliances françaises, puis il revint enseigner en France, notamment dans la région à laquelle il a emprunté son nom de poète. Il a publié de nombreux recueils où s’expriment avec force et souvent humour sa révolte, son indignation, et surtout une poésie très personnelle, de facture classique, drue, puissante, d’une grande humanité. 

 Seul (Le Terrain vague, 1964), Provocation (id., 1966), Le Cœur à pleurer (L’Amitié par le livre, 1978), La Ménagerie de Noé (Enfance heureuse, 1981), Sept (Pour le plaisir, 1987), Le Temps comme il vient (La Maison de Poésie, 1991), Ombre du temps (id., 1995), Chansons de la lune noire (id., 1998), Stances, suivi du Livre de l’identité (id., 2004).

 

Géographies

 

L’automne est ma saison

La Meuse ma rivière

Les forêts ma prison

La brume ma lumière

 

D’alpha en oméga

Ma langue est ma patrie

Le rêve mon trois-mâts

L’Ordre ma nostalgie

 

Le passé est mon temps

L’exil ma destinée

Le feu mon élément

L’utopie ma monnaie

 

Mon totem est le chat

La nuit est ma couronne

L’angoisse mon climat

Et les mots mon royaume.

 

Bernard Lorraine, Le Temps comme il vient. La Maison de Poésie, 1991.

 

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Maximine (Maximine Lagier-Durand, Maximine en poésie) (Saint-Claude, Jura, 1952).

     Elle a été poète bien avant d'être agrégée de lettres en 1975. Jamais elle n'a renoncé à garder au douzain, sa forme d'élection, légèreté et vitalité.
L'Ombre la Neige, poèmes des deuils. Postface de Christian Bobin (Arfuyen, 1992). Un Cahier de Pivoines (id., 2002 Prix Paul Verlaine de la Maison de Poésie). Les Visiteuses,suivi de Quelques Lilas, (La Maison de Poésie, 2003). Au Front des Sapins (Arfuyen, 2005). Deux éditions d'art chinoises, Dits de la Folie des Pivoines et Les Yeux précieux, suivi de Litanies du Feu, ont été réalisées à Nankin par Jean Toulet.
Maximine a par ailleurs donné une traduction des Élégies de Duino de Rilke (Actes Sud 1991; réédition Babel 2004) en collaboration avec Eric Dortu.

 

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 Perrier (Anne)  (Lausanne, Suisse, 1922).

     D’une vocation de musicienne qui n’a pas été poursuivie, la poésie d’Anne Perrier a gardé un caractère harmonieux particulièrement sensible. Le visible, le réel, son incarnation même  permettent d’accéder à une spiritualité empreinte de tristesse, de révolte aussi, et d’apaisement. Plusieurs Prix littéraires ont récompensé son œuvre.-

 Le Voyage (La Baconnière, 1958), Le Livre d’Ophélie (Payot, 1979), Poésie 1960-1979 (L’Âge d’homme, 1982), Œuvre poétique 1952-1994 (L'Escampette, 1996, La voie nomade et autres poèmes : œuvre complète 1952-2007 (id., 2008), Le Voyage suivi de Le livre d’Ophélie, de Le Joueur de flûte, et de L’Unique jardin (Choix de poèmes, id., 2011).

 

 Jardins de la douleur

Saignez loin de ma tombe

Ici tout n’est qu’ombre et splendeur

Et gorge de colombe

Elle dort Ophélie

Au fond des marbres verts

De l’or plein les pupilles

Et dans son cœur la mer

 

Le livre d’Ophélie. Payot, 1979.

 

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Pirotte (Jean-Claude) (Namur, Belgique, 1939).

     Après avoir été avocat, Jean-Claude Pirotte a quitté la Belgique en 1975 pour n’y revenir qu’en 1981. Il a vagabondé (« ce n’est pas Jean-Sébastien / qui m’a appris l’art de la fugue », dit-il) et il a écrit une cinquantaine de livres, des recueils de poèmes, des souvenirs, quelques romans. Il est également peintre. On entend dans sa poésie une voix personnelle et un chant qui n’a pas d’âge, celui de toute la poésie française, avec une irrépressible nostalgie qui renvoie sans doute à l’enfance. C’est une des formes d’un romantisme moderne qui a valu à sa poésie de nombreux lecteurs et la reconnaissance du Grand Prix de la Maison de Poésie en 2010, que suivirent les Prix Apollinaire, Marcel Thiry et Pierre Mac Orlan.

Parmi ses très nombreux recueils : La Boîte à musique (La Table ronde,2004), Revermont (Le Temps qu'il fait, 2008), Le Promenoir magique et autres poèmes 1953-2003 (La table ronde, 2009), Cette âme perdue (Le Castor Astral, 2011).

 

aux temps obscurs de mes enfances

quand glissaient les serpents du soir

et que pleuraient dans les soupentes

les servantes aux lèvres noires

 

sous la neige des lunes blanches

qu’arrivait-il à ma mémoire

aux temps obscurs de mes enfances

 

quelle marâtre ou quelle amante

s’emparait comme d’un heurtoir

de mon cœur sans destin notoire

quand glissaient les serpents du soir

 

La boîte à musique. La Table ronde, 2004.

 

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- Réda (Jacques) (Lunéville, 1929)

     Il a dirigé La Nouvelle Revue Française de 1987 à 1996. Poète de Paris et de sa banlieue (mais pas seulement) qu’il parcourt à pied ou en vélo, il a publié des recueils d’une poésie apparemment simple, savoureuse de mots et d’images, d’une versification à l’exactitude très subtile. Parmi ses nombreux recueils, depuis All Stars (Debresse, 1953), les plus récents : La Course, 1999; L’Adoption du système métrique, 2004; Démêlés, 2008, tous chez Gallimard.

 

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- Sabatier (Robert), (Paris le 17 août 1923)

    Robert Sabatier est un romancier qui connut un grand succès avec la vie et les aventures d’Olivier (en partie une autobiographie), dès les Allumettes suédoises (Albin Michel, 1969), et un poète (Les Fêtes solaires, 1955; Les Châteaux de millions d’années, 1960; Les Masques et le miroir, 1998, chez Albin Michel, etc.). Sa poésie, souvent écrite en décasyllabes non rimés, exprime l’inquiétude et la quête la destinée de l’homme. Elle est réunie dans ses Œuvres poétiques complètes (Albin Michel, 2005). Il est l’auteur d’une excellente Histoire de la Poésie française (Albin Michel, 9 volumes, 1975-1988).

 

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- Vigneau (Robert) (Nice, 1933)

     Il a passé une bonne partie de sa vie à l’étranger, surtout en Asie où il a écrit et travaillé pour la scène, la radio et la télévision. Dessinateur, écrivain de théâtre, romancier, il est l’auteur d’une dizaine de recueils de poèmes de factures diverses, où la fantaisie côtoie l’indignation, où la verdeur se retrouve avec la tendresse et une émotion pudique : L’ange et l’accordéon, Seghers, 1953; Bucolique suivi d’Élégiaque, Gallimard, 1979; Planches d’anatomie, Adana Venci/Éolienne, 2005; Vendange d’innocents, La Maison de Poésie, 2009; etc. Le Bestiaire à Maris est plus spécialement destiné aux enfants (Nathan, 1985; Éolienne, 2000).

On peut consulter : http://robert.vigneau.free.fr/

 

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- Youri (1927)

      Après avoir produit à la radio des émissions sur la poésie (« Vive la poésie » avec Philippe Soupault) , il a écrit et réalisé une trentaine de films pour la télévision. Son adaptation très libre des Filles du Feu de Gérard de Nerval lui valut le Prix Italia; Appelez-moi Rose, avec Mickaël Lonsdale, obtint le Prix Albert Olivier et le Prix de télévision de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) qu’il présida à deux reprises. Il a publié des poèmes dans de nombreuses revues et divers recueils d’une poésie délicate, où s’expriment avec pudeur toutes les inquiétudes et les recherches de l’humaine condition : Une Voix vous cherche, Seghers, 1900; Instants, L’Envol, 1999. Son recueil Poèmes de jour Poèmes de nuit a obtenu le Prix Heredia de l’Académie française (La Maison de Poésie, 2006).